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Physiothérapie Mylène Leclerc : l’embauche d’une cliente

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Madame Mylène Leclerc, physiothérapeute et propriétaire de quatre cliniques de physiothérapie, s’est adjoint une directrice générale hors pair : madame Lorraine Barbeau. Voici l’histoire de leur collaboration fructueuse.
 

Une relation client transformée en relation professionnelle


C’est en tant que cliente que madame Barbeau, atteinte de sclérose en plaques, a fait la connaissance de Mylène Leclerc en 2014. Elles se rencontraient pour des séances de physiothérapie deux fois par semaine. Ces rendez-vous sont devenus, au fil du temps, l’occasion d’échanger sur plusieurs sujets et souvent sur leurs projets professionnels respectifs.

Madame Barbeau détient plusieurs années d’expérience en gestion ainsi qu’en comptabilité et a même été propriétaire-associée d’une petite entreprise. Elle comprenait donc les défis auxquels était confrontée la jeune physiothérapeute, qui en était au début de sa carrière et souhaitait faire évoluer son entreprise.

Leur collaboration a pris son envol avec l’élaboration d’un plan d’affaires, confiée à madame Barbeau par Mylène Leclerc. Ce plan visait à permettre à l’entreprise d’aller chercher du financement.

Par la suite, madame Barbeau est devenue directrice générale et a pu continuer de soutenir, grâce à son expertise, l’expansion de l’entreprise de physiothérapie. Elle allégeait ainsi la nouvelle entrepreneure d’un poids, qui ne reposait plus uniquement sur ses épaules. 
 

Des aménagements technologiques appropriés


Depuis le lancement de son entreprise, Mylène Leclerc a fait plusieurs aménagements dans ses locaux, dont les principaux visaient le confort et l’accessibilité de sa clientèle. « Quand j’ai commencé, mon bureau se trouvait au deuxième étage d’un immeuble sans ascenseur. L’emplacement avait été choisi en raison du coût peu élevé de location. Il était certain que je ne comptais pas conserver ce local trop difficile d’accès pour ma clientèle. »

Madame Barbeau bénéficiait elle aussi de ces aménagements accessibles. Cependant, la progression de sa maladie l’oblige finalement à emménager, en 2019, dans un CHSLD, et l’empêche de continuer de profiter des installations du bureau.

Mais pas question pour elle de baisser les bras. Grâce à l’installation, dans sa chambre, de matériel technologique, elle a pu continuer à réaliser toutes ses tâches. Ce sont principalement la commande vocale ainsi qu’une souris spécialisée qui lui ont permis de continuer à travailler à distance.

Peu de temps après, la pandémie a frappé l’ensemble du monde, et c’est finalement toute l’entreprise qui a vu ses méthodes de travail être chamboulées.

« Nous, les physiothérapeutes, nous avions le droit de venir dans nos cliniques, donc nous aurions pu continuer de communiquer comme à notre habitude, nous explique madame Leclerc, mais il a fallu qu’on apprivoise de nouvelles façons de faire pour assurer nos suivis avec Lorraine et une bonne communication avec le reste de l’équipe. »

L’entreprise a mis en place des systèmes technologiques pour faciliter le suivi et les appels entre les membres de l’équipe, puis a développé de nouvelles façons de faire pour que madame Barbeau puisse assurer à distance la formation des adjointes administratives et les suivis requis.
 

Une dévotion professionnelle extraordinaire


Mylène Leclerc est d’avis que nous avons tout à gagner à intégrer davantage de personnes handicapées dans le marché du travail.

En tant que physiothérapeute, elle côtoie beaucoup de personnes ayant une incapacité, dont le degré de sévérité peut varier. Certaines d'entre elles rencontrent encore plusieurs obstacles au quotidien. Leur motivation à les surmonter en fait des employés reconnus pour leur dévouement lorsqu’ils se joignent à une équipe de travail.

L’expérience de madame Barbeau en est d’ailleurs un bel exemple : « Lorraine en fait vraiment beaucoup. Elle est très disponible et arrive à accomplir tellement de choses malgré qu’elle doive tout faire en fauteuil roulant en raison d’une paralysie qui a atteint la grande majorité de son corps. Tout ce qu’elle fait pour se maintenir en emploi nous prouve tout son dévouement. »
 

La perception des employés


La condition de madame Barbeau change-t-elle quelque chose pour les autres employés de l’entreprise? Cette question a demandé un moment de réflexion à madame Leclerc. « Franchement, nous n’en avons jamais discuté. Je pense que c’est la preuve que ça ne change pas grand-chose. Quand tu reçois une convocation imprévue de la directrice générale, fauteuil roulant ou non, tu espères que c’est pour de bonnes nouvelles ! » répond-elle de bon cœur.

L’adaptation technologique des moyens de communication à distance, à la suite du déménagement de madame Barbeau en CHSLD, aurait pu déboussoler certains employés ou être perçue comme une méthode de gestion très différente des autres entreprises. Pourtant, avec la pandémie, elle s’est avérée être une méthode avant-gardiste, qui représente maintenant la norme pour la quasi-totalité des entreprises.
  

Un défi de société, mais un avenir plein d’espoir


« Je serais intéressée à employer d’autres personnes handicapées, affirme Mylène Leclerc. Je trouve qu’elles ont vraiment beaucoup à apporter dans l’entreprise. »

En effet, madame Leclerc n’aurait aucune objection à pourvoir des postes d’aide-physiothérapeute avec des personnes ayant la trisomie 21 ou des personnes ayant des incapacités physiques pour occuper des postes d’adjointes virtuelles peut-être. Il reste toutefois encore un travail de sensibilisation à faire auprès de la population. Avec les bons candidats et une plus grande ouverture face à la différence, tout est possible!

Elle conclut même sur une note très positive lorsqu’elle pense à l’avenir : « N’oublions pas que l’évolution de la biotechnologie est très prometteuse pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées. C’est quand même grâce aux nombreuses technologies que Lorraine a pu rester en emploi parmi nous, et ça ne cesse de s’améliorer! »

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